Check-list prête à l’emploi basse vision : points de contrôle rapides pour contributeurs



Publier une actualité, une fiche touristique ou une page pratique semble souvent anodin. Pourtant, quelques choix éditoriaux suffisent à rendre un contenu difficile à consulter pour une personne ayant une basse vision : texte trop peu contrasté, informations intégrées dans une image, titres peu explicites, tableau complexe ou indications reposant uniquement sur une couleur. Cette check-list propose dix contrôles rapides que les contributeurs d’une collectivité ou d’une destination touristique peuvent réaliser avant chaque publication. L’objectif n’est pas de remplacer un audit RGAA, mais d’éviter les principales régressions liées à la contribution quotidienne.

Basse vision : pourquoi certains contenus deviennent-ils difficiles à consulter ?

Dans une collectivité, une chargée de communication prépare une actualité pour annoncer l’ouverture des inscriptions aux activités périscolaires. Elle ajoute une affiche créée pour les réseaux sociaux, quelques lignes de présentation et un bouton vers le formulaire d’inscription.

Sur son écran, tout paraît clair.

Mais pour un usager qui agrandit fortement l’affichage, la situation est différente. Certaines informations importantes figurent uniquement dans l’affiche. Un texte gris placé sur un fond clair devient difficile à distinguer. Le bouton d’inscription est peu visible. Une partie du contenu nécessite plusieurs déplacements horizontaux pour être lue.

Même situation dans un office de tourisme. Une fiche consacrée à une visite guidée contient une belle photographie sur laquelle ont été intégrés la date, le tarif et l’horaire. Un visiteur ayant une basse vision agrandit la page. La photographie devient plus grande, mais le texte qu’elle contient reste difficile à lire et n’est pas disponible sous une autre forme.

Ces problèmes ne nécessitent pas nécessairement une intervention technique complexe. Une partie d’entre eux peut être évitée dès la contribution.

Qu’entend-on par basse vision ?

La basse vision désigne une déficience visuelle importante qui ne peut pas être entièrement corrigée par des lunettes, des lentilles ou un traitement médical classique. Les besoins varient fortement selon les personnes : certaines doivent agrandir considérablement les textes, d’autres ont besoin de contrastes élevés, d’un espacement différent ou d’une présentation simplifiée des contenus.

Il ne faut donc pas résumer la basse vision à une personne qui « voit flou ».

Une personne peut rencontrer des difficultés pour distinguer certaines couleurs, lire des caractères de petite taille, suivre une longue ligne de texte ou retrouver une information dans une interface très dense. Elle peut également utiliser le zoom du navigateur, un logiciel d’agrandissement ou personnaliser les couleurs et la taille des caractères.

Le W3C rappelle notamment que certaines personnes ayant une basse vision ont besoin de modifier la taille, l’espacement, les couleurs ou d’autres caractéristiques du texte, sans que cela entraîne une perte d’information ou de fonctionnalité.

Pour les contributeurs, la question à se poser n’est donc pas « mon contenu est-il joli ? », mais plutôt : reste-t-il compréhensible lorsqu’il est consulté autrement que dans les conditions prévues sur mon propre écran ?

Ce qu’un contributeur peut réellement contrôler

L’accessibilité d’une page web résulte de plusieurs couches : design, développement, intégration, paramétrage du CMS et contribution éditoriale.

Un contributeur n’a généralement pas la main sur la totalité de ces éléments.

Il peut en revanche agir directement sur la structure des textes, les titres, les images insérées, les libellés des liens, les tableaux, certains choix de couleurs et les documents mis à disposition.

D’autres sujets relèvent principalement des designers, intégrateurs ou développeurs.

Le contributeur peut contrôlerContrôle principalement technique
Structure des titresComportement responsive des gabarits
Contenus intégrés dans les imagesStyles CSS
Libellés des liensContrastes imposés par le design system
Mise en forme éditorialeComportement complet du zoom
Tableaux créés dans le CMSComposants JavaScript
Documents ajoutés à la pageNavigation clavier et gestion du focus

Cette distinction est importante. Une check-list de contribution permet de limiter les erreurs éditoriales, mais elle ne peut pas garantir la conformité globale d’une page au Référentiel général d’amélioration de l’accessibilité.

Le RGAA actuellement publié est la version 4.1.2 et comporte 106 critères de contrôle répartis en treize thématiques. La version 5 est en cours de préparation et sa publication est annoncée pour fin 2026.

Check-list basse vision : 10 contrôles à réaliser avant de publier

1. Le texte est-il suffisamment contrasté ?

Un texte peut sembler parfaitement lisible sur un écran récent et devenir difficile à distinguer pour une personne ayant une basse vision.

Les combinaisons les plus problématiques sont généralement les textes gris clair, les caractères fins sur fond blanc, les textes placés sur des photographies ou les couleurs pastel utilisées à la fois pour le texte et l’arrière-plan.

Le RGAA fixe notamment un rapport de contraste minimal de 4,5:1 pour le texte courant. Dans certaines conditions de taille ou de graisse de caractères, un ratio de 3:1 peut être suffisant.

Pour un contributeur, il n’est pas nécessaire de mesurer manuellement chaque couleur si les styles du site ont été correctement conçus. Le premier réflexe consiste surtout à éviter de modifier les couleurs prévues par le design system.

Si le CMS permet de choisir librement la couleur d’un texte, cette liberté doit être utilisée avec prudence.

Un contributeur qui transforme un paragraphe en gris clair « pour qu’il soit plus discret » peut créer une non-conformité alors que le gabarit initial était accessible.

2. Une information dépend-elle uniquement de la couleur ?

La couleur ne doit pas constituer le seul moyen de transmettre une information.

Cette erreur est fréquente dans les programmes, cartes, calendriers et tableaux.

Une collectivité pourrait par exemple indiquer :

« Les activités disponibles sont affichées en vert et les activités complètes en rouge. »

Une destination touristique pourrait utiliser trois couleurs sur une carte pour distinguer les circuits faciles, intermédiaires et difficiles.

Dans les deux cas, la compréhension repose exclusivement sur la perception des couleurs.

Une information complémentaire doit permettre de comprendre le sens sans avoir à les distinguer : texte, symbole, icône accompagnée d’un libellé ou indication explicite.

Ainsi, « Circuit difficile – 12 km » est beaucoup plus robuste qu’un simple tracé rouge expliqué uniquement dans une légende.

Ce contrôle bénéficie également aux personnes atteintes de daltonisme, mais il est pertinent plus largement pour différentes déficiences visuelles.

3. Les informations importantes sont-elles disponibles en vrai texte ?

Une affiche n’est pas une page web.

Pourtant, les collectivités comme les destinations touristiques diffusent régulièrement des affiches, flyers, programmes ou visuels provenant de leurs campagnes de communication.

Le problème apparaît lorsque toutes les informations sont intégrées directement dans l’image.

Imaginons une affiche annonçant une manifestation avec une date, des horaires, une adresse, des tarifs et un numéro de téléphone. Si l’image constitue l’unique source d’information, l’utilisateur dépend directement de sa capacité à lire le texte représenté graphiquement.

La bonne pratique consiste à reprendre les informations essentielles dans le contenu HTML de la page.

L’affiche peut parfaitement rester présente. Elle devient simplement un support complémentaire.

Pour une page événement, cela signifie par exemple indiquer directement :

Date : samedi 12 septembre
Horaire : de 10 h à 18 h
Lieu : place de la Mairie
Tarif : accès gratuit
Contact : service culturel

Cette pratique améliore l’accessibilité, mais aussi le référencement naturel et la capacité des moteurs de recherche ou assistants IA à comprendre les informations.

4. La page reste-t-elle lisible lorsque l’affichage est agrandi ?

L’agrandissement est l’un des contrôles les plus simples à effectuer.

Une personne ayant une basse vision peut augmenter fortement le zoom de son navigateur ou utiliser un logiciel spécifique.

Le contenu doit alors rester exploitable.

Le RGAA prévoit notamment que la taille des caractères puisse être augmentée jusqu’à 200 % sans perte d’information dans les situations concernées. Les WCAG prévoient également des exigences de redistribution du contenu permettant aux utilisateurs ayant besoin d’un fort grossissement d’éviter de multiplier les déplacements horizontaux.

Un test rapide peut donc être intégré au processus de publication.

Après avoir prévisualisé la page, augmentez le zoom du navigateur à 200 %.

Regardez ensuite ce qui se passe.

Les titres restent-ils visibles ? Une partie du texte disparaît-elle ? Les boutons sont-ils toujours utilisables ? Une information est-elle tronquée ? Certains encadrés deviennent-ils impossibles à lire ?

Si un problème apparaît dans un composant fourni par le site, il devra probablement être transmis au prestataire ou à l’équipe technique.

Le rôle du contributeur n’est pas nécessairement de le corriger lui-même, mais de le détecter.

5. La mise en page est-elle inutilement complexe ?

Une mise en page spectaculaire peut devenir un obstacle lorsqu’elle est fortement agrandie.

Les contenus disposés sur plusieurs colonnes, les encadrés imbriqués ou les blocs positionnés côte à côte obligent parfois l’utilisateur à rechercher constamment où se poursuit l’information.

Ce problème se rencontre fréquemment dans les programmes d’événements, fiches pratiques ou pages touristiques très riches.

Lorsque le CMS laisse le choix, une structure verticale simple est généralement plus robuste.

Titre, introduction, informations pratiques, description, accès et contact constituent par exemple une organisation facile à parcourir.

Il ne s’agit pas de supprimer toute mise en page élaborée. Il s’agit d’éviter la complexité lorsqu’elle n’apporte aucune valeur particulière à la compréhension.

6. Les titres permettent-ils de comprendre immédiatement la structure de la page ?

Les titres jouent un rôle essentiel dans le repérage.

Ils permettent à une personne de parcourir rapidement la page pour identifier la section qui l’intéresse sans devoir lire l’intégralité du contenu.

Encore faut-il utiliser de véritables titres.

Mettre une phrase en gras avec une police plus grande ne suffit pas nécessairement. Dans un CMS, les styles « Titre 2 », « Titre 3 » ou leurs équivalents doivent être utilisés selon la hiérarchie prévue.

Les intitulés doivent également être explicites.

« Informations pratiques » peut être pertinent dans certains contextes, mais un titre comme « Horaires et tarifs du musée » indique beaucoup plus précisément le contenu de la section.

Même logique pour :

« Comment venir au festival ? »

« Stationnement et transports en commun »

« Accessibilité du parcours »

« Réserver une visite guidée »

Une bonne structure de titres améliore l’accessibilité, mais aussi la compréhension de la page par les moteurs de recherche et les moteurs de réponse.

7. Les liens sont-ils faciles à identifier et à comprendre ?

Les liens constituent souvent une étape importante du parcours : télécharger un document, consulter les horaires, réserver une activité ou accéder à une démarche en ligne.

Leur intitulé doit donner une idée claire de leur destination.

« Cliquez ici », « Plus d’informations » ou « En savoir plus » sont généralement moins utiles qu’un intitulé précis.

Préférez par exemple :

« Consulter les horaires de la médiathèque »

ou

« Télécharger le programme des visites guidées ».

Il faut également être attentif à l’apparence des liens lorsque le CMS autorise des personnalisations. Un lien noyé dans un paragraphe et différencié uniquement par une légère variation de couleur peut devenir difficile à repérer.

Dans ce cas, la correction du style général relève souvent du design ou du développement, mais le contributeur doit éviter d’ajouter lui-même des styles qui réduisent encore sa visibilité.

8. Les tableaux sont-ils réellement nécessaires ?

Les tableaux sont utiles pour représenter certaines données.

Un tableau associant des jours et des horaires peut être parfaitement pertinent. Il en va de même pour un comparatif de tarifs ou certaines données statistiques.

Le problème survient lorsque le tableau est utilisé uniquement pour mettre en page du contenu.

Par exemple, créer deux colonnes dans un tableau pour placer une image à gauche et un texte à droite n’apporte aucune valeur sémantique. Cette mise en page peut en revanche devenir difficile à consulter lorsque la page est agrandie.

Avant d’insérer un tableau, une question simple peut donc être posée :

L’information a-t-elle réellement besoin d’être comprise en croisant des lignes et des colonnes ?

Si la réponse est non, une structure composée de paragraphes, de titres ou d’une liste sera souvent préférable.

9. Une information indispensable est-elle enfermée dans un document téléchargeable ?

Les PDF restent omniprésents dans les collectivités et les organismes touristiques.

Comptes rendus, programmes culturels, guides, brochures, horaires, menus, formulaires ou plans sont régulièrement proposés au téléchargement.

Le problème n’est pas l’existence du document en lui-même.

Il apparaît lorsque le document constitue l’unique moyen d’obtenir une information indispensable.

Une personne souhaitant connaître l’horaire d’une visite guidée ne devrait idéalement pas être obligée de télécharger une brochure de 40 pages.

Une page événement peut afficher directement la date, l’heure, le prix, le lieu, les modalités de réservation et les informations essentielles d’accessibilité, tout en proposant la brochure en complément.

Cette organisation améliore également l’expérience mobile et facilite l’accès aux informations depuis les moteurs de recherche.

10. La compréhension dépend-elle de la position, de la forme ou de l’apparence ?

Certaines consignes sont parfaitement compréhensibles sur une interface donnée, mais deviennent ambiguës lorsque l’affichage change.

Par exemple :

« Cliquez sur le bouton vert à droite. »

Que se passe-t-il lorsque le bouton n’est plus à droite sur un petit écran ou après agrandissement ?

Que se passe-t-il pour une personne qui distingue mal la couleur indiquée ?

Une consigne comme :

« Sélectionnez le bouton “Réserver une visite” »

est beaucoup plus précise.

Même principe pour les formulations « consultez l’encadré orange ci-dessous » ou « choisissez l’icône en forme d’étoile ».

Il est préférable de désigner une information par son nom ou sa fonction plutôt que par son apparence visuelle.

La check-list basse vision à réaliser en moins de cinq minutes

Une fois ces principes connus, le contrôle peut être extrêmement rapide.

Point de contrôleVérifié
Les textes sont suffisamment contrastés☐
Aucune information ne dépend uniquement d’une couleur☐
Les informations importantes ne sont pas uniquement présentes dans une image☐
La page reste exploitable avec un zoom à 200 %☐
La mise en page reste simple à parcourir☐
Les titres structurent clairement le contenu☐
Les liens ont des intitulés compréhensibles☐
Les tableaux sont utilisés uniquement lorsque cela est pertinent☐
Les informations essentielles ne sont pas uniquement disponibles dans un document téléchargé☐
Les consignes ne reposent pas uniquement sur une position, une forme ou une couleur☐

Comment intégrer cette check-list au quotidien ?

Une check-list n’a d’intérêt que si elle est réellement utilisée.

Dans une collectivité disposant de plusieurs contributeurs, elle peut être intégrée directement dans la charte éditoriale du site. Une page dédiée dans l’espace documentaire interne peut rappeler les principaux contrôles avec des exemples tirés du CMS utilisé par l’équipe.

Dans un office de tourisme, le même principe peut être appliqué aux fiches événements, aux pages d’activités, aux actualités et aux informations pratiques.

Le processus peut rester très simple :

Rédiger → prévisualiser → contrôler → publier.

L’objectif n’est pas d’allonger considérablement le temps de contribution.

Après quelques semaines, la majorité de ces contrôles deviennent des automatismes.

Le meilleur moyen de former les équipes consiste d’ailleurs à partir de leurs véritables contenus plutôt que de présenter uniquement des critères réglementaires abstraits.

Prenez une actualité municipale, une fiche randonnée ou un événement touristique récemment publié. Agrandissez la page, analysez ses titres, vérifiez les images et regardez les liens.

Les difficultés deviennent immédiatement beaucoup plus concrètes.

Deux exemples pour comprendre l’impact de ces contrôles

Une actualité municipale

Une commune organise une réunion publique.

La première version de la page contient une courte introduction et une affiche regroupant la date, l’heure, le lieu et l’adresse électronique permettant de s’inscrire.

Visuellement, la publication semble complète.

Pourtant, l’information essentielle dépend presque intégralement de l’image.

Une version améliorée reprend directement dans la page la date, l’horaire, le lieu, les conditions d’accès et les coordonnées utiles. L’affiche est conservée comme illustration.

La modification demande quelques minutes au contributeur, sans développement supplémentaire.

Une fiche touristique

Un office de tourisme présente un circuit pédestre.

Les trois niveaux de difficulté sont indiqués uniquement par des couleurs : vert, orange et rouge. Plusieurs informations sont également regroupées dans un tableau très large.

Une version plus accessible indique explicitement « facile », « intermédiaire » ou « difficile » à côté de chaque itinéraire. Les informations importantes sont organisées verticalement lorsque le tableau n’est pas indispensable.

Le résultat est plus facilement compréhensible pour une personne ayant une basse vision, mais également pour un visiteur consultant la fiche sur un smartphone.

Ce que cette check-list ne permet pas de vérifier

Une page qui passe ces dix contrôles n’est pas automatiquement conforme au RGAA.

C’est un point essentiel.

De nombreux critères ne peuvent pas être évalués correctement lors d’une simple contribution éditoriale.

La conformité peut dépendre de la structure HTML, de la navigation au clavier, des composants JavaScript, de la gestion du focus, des formulaires, de la restitution par les technologies d’assistance ou encore de comportements spécifiques du responsive design.

Un audit RGAA repose sur une méthodologie beaucoup plus complète.

Cette check-list poursuit donc un autre objectif : réduire les régressions éditoriales entre deux audits et maintenir les bonnes pratiques dans le temps.

Une équipe technique peut concevoir un gabarit parfaitement accessible. Si les contributeurs publient ensuite des textes peu contrastés, des affiches contenant toute l’information ou des titres créés uniquement avec du gras, une partie de la qualité initiale sera progressivement perdue.

Cinq réflexes à retenir

Pour rendre les contenus plus utilisables par les personnes ayant une basse vision, cinq principes couvrent déjà une grande partie des erreurs de contribution : conserver des contrastes suffisants, ne pas enfermer l’information dans des images, structurer clairement les contenus, vérifier régulièrement l’affichage avec un fort agrandissement et ne jamais faire dépendre la compréhension uniquement d’une couleur, d’une position ou d’une apparence.

Ces principes ne remplacent pas les critères techniques du RGAA. Ils permettent en revanche de maintenir une qualité éditoriale beaucoup plus constante.

Pour conclure : faire de l’accessibilité un réflexe de publication

Améliorer l’accessibilité pour les personnes ayant une basse vision ne signifie pas demander à chaque contributeur de connaître les 106 critères du RGAA.

Le premier objectif est plus pragmatique : éviter qu’une mise à jour quotidienne rende une information soudainement difficile à lire, à agrandir ou à retrouver.

Quelques minutes de contrôle avant publication permettent déjà de détecter de nombreux problèmes : informations enfermées dans une affiche, titres mal structurés, consignes reposant sur une couleur ou contenu qui devient difficile à exploiter une fois agrandi.

Pour être efficace dans le temps, cette check-list doit néanmoins s’inscrire dans une démarche plus large : formation des équipes, modèles de contenus accessibles, gabarits correctement développés, contrôles réguliers et audits lorsque cela est nécessaire.

L’accessibilité numérique n’est pas uniquement une étape de recette. Elle se joue également chaque fois qu’une nouvelle actualité, une nouvelle fiche touristique ou une nouvelle page est mise en ligne.


FAQ

Qu’est-ce que la basse vision ?

La basse vision correspond à une déficience visuelle importante qui persiste malgré une correction classique. Selon les personnes, elle peut nécessiter un fort agrandissement des contenus, des contrastes élevés, une modification des couleurs ou de l’espacement du texte. Les besoins varient donc fortement d’un utilisateur à l’autre.

Comment rendre un contenu web accessible aux personnes malvoyantes ?

Il faut notamment utiliser des contrastes suffisants, structurer correctement les titres, éviter de placer des informations indispensables uniquement dans des images, employer des liens explicites et vérifier le comportement du contenu lorsqu’il est agrandi. Ces contrôles éditoriaux doivent être complétés par une conception et un développement accessibles.

Quel contraste faut-il respecter pour rendre un texte lisible ?

Le RGAA 4.1.2 prévoit généralement un rapport de contraste d’au moins 4,5:1 entre un texte courant et son arrière-plan. Un rapport de 3:1 est accepté dans certaines situations lorsque le texte atteint une taille ou une graisse suffisante.

Un site accessible doit-il fonctionner avec un zoom à 200 % ?

Le RGAA prévoit que l’agrandissement des caractères jusqu’à 200 % reste possible sans perte d’information dans les conditions définies par le référentiel. D’autres exigences concernent également la redistribution du contenu lorsqu’il est fortement agrandi afin de limiter les déplacements dans deux dimensions.

Peut-on publier une affiche contenant les informations d’un événement ?

Oui, mais une affiche ne devrait pas constituer l’unique source d’une information importante. La date, les horaires, le lieu, le tarif, les modalités d’inscription et les autres éléments essentiels devraient également être proposés sous forme de contenu textuel directement accessible dans la page.

Un contributeur peut-il vérifier seul la conformité RGAA d’une page ?

Non. Un contributeur peut contrôler une partie des éléments éditoriaux, mais la conformité RGAA implique également des vérifications techniques portant notamment sur le code, la navigation, les scripts, les formulaires, les composants et la compatibilité avec différentes technologies d’assistance. Une check-list de contribution ne remplace donc pas un audit.

À quelle fréquence faut-il contrôler l’accessibilité des contenus ?

Les contrôles éditoriaux devraient être réalisés lors de chaque publication ou mise à jour importante. Ils peuvent être complétés par des vérifications périodiques sur les principales pages et par des audits plus complets selon la stratégie d’accessibilité de l’organisation. Cette approche permet d’éviter que les nouvelles contributions dégradent progressivement la qualité du site.


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