Publier un contenu lisible ne signifie pas forcément qu’il est accessible à une personne daltonienne. Une carte touristique reposant sur un code rouge/vert, un graphique composé de courbes différenciées uniquement par leur couleur ou un message d’erreur signalé par un encadrement rouge peuvent devenir difficiles à comprendre pour certains utilisateurs.
Pour les contributeurs d’une collectivité ou d’une destination touristique, la bonne nouvelle est qu’il n’est pas nécessaire d’être expert en accessibilité numérique pour éviter une grande partie de ces problèmes. Quelques vérifications simples, intégrées au processus de publication, permettent déjà d’améliorer sensiblement la qualité des contenus.
Cette check-list propose dix points de contrôle rapides à effectuer avant de publier une page, une actualité, une carte, un graphique, une infographie ou un document.
Pourquoi vérifier ses contenus pour le daltonisme ?
Le daltonisme ne signifie pas voir en noir et blanc
Le terme « daltonisme » regroupe différentes déficiences de la vision des couleurs. Certaines personnes rencontrent notamment des difficultés à distinguer certaines nuances de rouge et de vert, tandis que d’autres formes affectent davantage la perception du bleu et du jaune.
Il serait donc réducteur d’imaginer qu’une personne daltonienne voit simplement le monde en noir et blanc.
Pour un contributeur web, la question importante n’est d’ailleurs pas de savoir précisément comment chaque utilisateur perçoit une couleur. L’enjeu consiste surtout à éviter qu’une information indispensable ne puisse être comprise qu’en distinguant deux teintes.
Une interface peut parfaitement utiliser du rouge, du vert, du bleu ou n’importe quelle autre couleur. Le problème apparaît lorsque cette couleur devient le seul moyen de comprendre l’information.
C’est notamment le cas lorsqu’un agenda indique les événements disponibles en vert et les événements complets en rouge sans ajouter de texte, ou lorsqu’une carte représente plusieurs itinéraires uniquement par des lignes de couleurs différentes.
La règle essentielle : la couleur ne doit jamais porter seule l’information
Les Web Content Accessibility Guidelines (WCAG) précisent que la couleur ne doit pas être utilisée comme seul moyen visuel de transmettre une information, d’indiquer une action, de demander une réponse ou de distinguer un élément. Cette exigence est reprise dans le RGAA français.
Une règle simple peut donc guider les contributeurs :
La couleur peut renforcer une information, mais elle ne doit pas être indispensable pour la comprendre.
Prenons l’exemple d’une carte présentant l’état d’ouverture de plusieurs sites touristiques. Afficher un point vert pour un site ouvert et un point rouge pour un site fermé reste fragile si aucune autre information n’est fournie.
Ajouter les mentions « Ouvert » et « Fermé » permet en revanche de conserver la couleur tout en rendant l’information indépendante de sa perception.
Cette logique est particulièrement importante pour les collectivités et les destinations touristiques, dont les contributeurs manipulent régulièrement des cartes, pictogrammes, agendas, graphiques, plans, infographies et indicateurs de statut.
La check-list daltonisme à utiliser avant chaque publication
1. Une information est-elle transmise uniquement par une couleur ?
C’est le premier contrôle à réaliser et probablement le plus important.
Observez la page en vous demandant si une couleur permet à elle seule de comprendre un état, une catégorie ou une action.
Dans une collectivité, cela peut concerner l’état d’avancement d’une démarche administrative, un niveau d’alerte, un résultat de consultation ou la disponibilité d’un créneau.
Sur le site d’une destination touristique, le même problème peut apparaître pour la difficulté d’une randonnée, la disponibilité d’une activité, l’ouverture d’un équipement ou une catégorie d’hébergement.
Imaginez par exemple trois pastilles :
« vert », « orange » et « rouge ».
Si aucune indication textuelle n’accompagne ces couleurs, l’utilisateur doit impérativement les distinguer pour comprendre leur signification.
Une version accessible pourrait associer chaque couleur à un libellé :
« Ouvert », « Ouverture limitée » et « Fermé ».
Le contrôle est simple : si les couleurs disparaissent, l’information reste-t-elle compréhensible ?
Si la réponse est non, il faut ajouter un autre moyen de distinction.
2. Les liens sont-ils identifiables autrement que par leur couleur ?
Les liens intégrés au milieu d’un paragraphe sont parfois distingués du texte uniquement par une couleur différente.
Cela peut fonctionner visuellement pour certains utilisateurs, mais devenir beaucoup moins évident lorsque cette différence de teinte est mal perçue.
Un lien clairement souligné offre généralement un signal supplémentaire immédiatement identifiable. Selon le contexte graphique, d’autres traitements peuvent également permettre de distinguer sans ambiguïté le caractère interactif du texte.
Ce contrôle concerne particulièrement les actualités, les pages éditoriales longues, les fiches pratiques et les descriptifs touristiques contenant de nombreux liens.
Lorsque vous relisez une page, ne vérifiez donc pas seulement si les liens sont visibles. Demandez-vous s’ils resteraient reconnaissables si vous supprimiez leur couleur.
3. Les erreurs sont-elles signalées autrement que par le rouge ?
Le rouge est fortement associé aux messages d’erreur. Son utilisation n’est pas problématique en elle-même.
En revanche, afficher uniquement une bordure rouge autour d’un champ incorrect oblige l’utilisateur à percevoir cette différence de couleur.
Prenons un formulaire d’inscription à une newsletter touristique. Après validation, le champ « Code postal » devient rouge. Aucune autre information n’est ajoutée.
Pour une personne qui distingue difficilement cette couleur, il peut être impossible de savoir quel champ doit être corrigé.
Une meilleure solution consiste à afficher un message explicite :
« Le code postal doit comporter 5 chiffres. »
La couleur peut continuer à être utilisée en complément. Elle renforce alors visuellement l’état du champ, sans constituer l’unique moyen de transmettre l’information.
Même principe pour un formulaire de contact municipal, une réservation d’activité ou une inscription à un événement.
4. Les graphiques restent-ils compréhensibles sans distinguer leurs couleurs ?
Les graphiques constituent l’un des points de vigilance les plus fréquents.
Collectivités et destinations touristiques publient régulièrement des statistiques : budget municipal, fréquentation touristique, évolution des nuitées, origine géographique des visiteurs, résultats d’une enquête ou bilan annuel.
Un graphique comprenant quatre courbes bleue, verte, rouge et orange peut sembler parfaitement lisible. Pourtant, si aucune autre distinction n’existe entre les séries, une partie de l’information peut devenir difficile à interpréter.
Plusieurs solutions peuvent être combinées : placer directement le nom de la série à proximité de la courbe, utiliser différents styles de traits, associer des formes différentes aux points ou fournir les données dans un tableau accessible.
Il n’est donc pas nécessaire de transformer tous les graphiques en noir et blanc.
Le principe consiste à créer une redondance utile de l’information : la couleur devient un moyen de lecture parmi plusieurs.
5. Les cartes peuvent-elles être comprises autrement que par leurs couleurs ?
Le sujet est particulièrement sensible pour les destinations touristiques.
Cartes de randonnées, itinéraires cyclables, réseaux de transport, plans de stationnement ou zonages touristiques reposent très souvent sur des codes couleur.
Imaginons trois circuits :
Circuit bleu, circuit rouge et circuit vert.
Si les tracés sont strictement identiques en dehors de la couleur, ils deviennent difficiles à distinguer pour certains utilisateurs, notamment lorsqu’ils se croisent.
Une carte plus robuste peut associer plusieurs caractéristiques :
- le nom ou le numéro du circuit ;
- une couleur ;
- un type de trait ;
- éventuellement un symbole spécifique.
Un itinéraire pourrait ainsi être représenté par une ligne verte continue portant le numéro 1, tandis qu’un autre utilise une ligne rouge en pointillés portant le numéro 2.
La couleur reste utile, mais l’utilisateur n’en dépend plus.
Ce principe fonctionne également pour les cartes municipales représentant des quartiers, des zones de travaux ou différents niveaux de réglementation.
6. Les boutons, badges et statuts comprennent-ils un libellé explicite ?
Les interfaces utilisent fréquemment des badges colorés.
Un événement peut être signalé par une pastille verte lorsqu’il reste des places et rouge lorsqu’il est complet. Une démarche administrative peut apparaître en orange lorsqu’elle est en attente, puis en vert lorsqu’elle est terminée.
Le risque est identique : si le statut repose uniquement sur la couleur, certains utilisateurs ne peuvent pas le déterminer.
La solution est particulièrement simple :
« Disponible », « Complet », « En attente », « Validé », « Annulé », « Fermé ».
Le texte porte alors le sens, tandis que la couleur renforce la perception visuelle.
C’est une règle facile à intégrer dans un CMS ou dans un design system : un statut ne devrait jamais être représenté par une couleur seule.
7. Les contrastes des textes sont-ils suffisants ?
Daltonisme et contraste sont deux sujets distincts, même s’ils se croisent.
Une personne peut rencontrer des difficultés à différencier certaines couleurs tout en ayant une bonne acuité visuelle. Inversement, une personne malvoyante peut avoir besoin d’un contraste élevé sans présenter de déficience particulière de perception des couleurs.
Les exigences d’accessibilité prennent donc également en compte le contraste entre le texte et son arrière-plan.
Le RGAA fixe notamment des exigences de contraste pour les textes, les composants d’interface et certains éléments graphiques porteurs d’information. Le W3C rappelle également qu’un contraste insuffisant peut être encore plus problématique pour une personne dont la perception des couleurs est altérée.
Pour un contributeur, le contrôle consiste donc à éviter les associations manifestement fragiles : texte gris clair sur fond blanc, texte coloré très clair ou légendes peu visibles.
Pour vérifier précisément les rapports de contraste, l’utilisation d’un outil dédié reste nécessaire.
8. Les pictogrammes restent-ils compréhensibles sans leur couleur ?
Les pictogrammes sont très utilisés dans le tourisme comme dans les services publics.
Ils permettent d’identifier rapidement un parking, un équipement accessible, un niveau de difficulté, un moyen de transport ou une information pratique.
Mais là encore, un cercle vert et un cercle rouge utilisant exactement la même forme ne fournissent qu’un seul signal : la couleur.
Un pictogramme accessible doit idéalement pouvoir être compris grâce à sa forme, son symbole ou un libellé associé.
Par exemple, pour indiquer l’ouverture d’un site, une simple pastille verte ou rouge est moins robuste que les mentions « Ouvert » et « Fermé ».
Pour une randonnée, combiner couleur, niveau (« Facile », « Moyen », « Difficile ») et éventuellement symbole permet d’améliorer fortement la compréhension.
9. Les PDF, infographies et visuels respectent-ils les mêmes règles ?
L’accessibilité ne s’arrête pas au contenu saisi directement dans WordPress ou dans un autre CMS.
Une page peut parfaitement respecter les bonnes pratiques tout en renvoyant vers une brochure, une affiche ou une infographie inaccessible.
C’est fréquent lorsque des documents destinés initialement à l’impression sont publiés directement sur le web.
Prenons une infographie présentant les résultats d’une enquête avec cinq catégories identifiées uniquement par cinq couleurs. Le problème demeure, même si cette infographie est intégrée dans une page HTML parfaitement accessible.
Le même contrôle doit donc être appliqué aux :
- graphiques exportés sous forme d’image ;
- PDF ;
- programmes ;
- brochures ;
- affiches numériques ;
- plans et cartes ;
- présentations téléchargeables.
Avant publication, posez exactement la même question : l’information reste-t-elle compréhensible sans distinguer les couleurs ?
10. Le contenu a-t-il été testé sans les couleurs ?
Le dernier contrôle consiste à changer volontairement de perspective.
Afficher temporairement un contenu en niveaux de gris permet souvent de révéler immédiatement les zones dont la compréhension repose trop fortement sur la couleur.
Des outils de simulation du daltonisme peuvent également aider les équipes à comprendre certaines difficultés et à repérer des associations problématiques.
Ils sont particulièrement intéressants pour sensibiliser les contributeurs ou évaluer rapidement une infographie, une carte ou un graphique.
Ils ont néanmoins une limite importante : un simulateur de daltonisme n’est pas un outil de certification de conformité RGAA.
Il permet d’observer un contenu sous un autre angle, mais il ne remplace ni l’application méthodique des critères du référentiel, ni les tests manuels nécessaires à un audit.
La check-list express à effectuer en deux minutes
Avant de cliquer sur « Publier », dix questions permettent donc d’effectuer un premier contrôle :
| Point de contrôle | Question à se poser |
| Information | Une information dépend-elle uniquement d’une couleur ? |
| Liens | Les liens restent-ils identifiables sans leur couleur ? |
| Erreurs | Les erreurs sont-elles expliquées autrement que par du rouge ? |
| Graphiques | Les séries restent-elles distinguables sans couleur ? |
| Cartes | Les itinéraires ou zones possèdent-ils d’autres signes distinctifs ? |
| Statuts | Les états disposent-ils d’un libellé explicite ? |
| Contrastes | Les textes et informations restent-ils suffisamment lisibles ? |
| Pictogrammes | Leur signification dépend-elle uniquement de leur couleur ? |
| Documents | Les PDF, visuels et infographies suivent-ils les mêmes règles ? |
| Test final | Le contenu reste-t-il compréhensible en niveaux de gris ? |
Cette vérification ne constitue évidemment pas un audit d’accessibilité. Elle permet en revanche d’empêcher une série d’erreurs courantes directement au moment où elles sont créées.
Trois exemples avant/après pour comprendre immédiatement
Un calendrier de disponibilités touristique
Avant : les dates disponibles sont vertes et les dates complètes rouges.
La différence d’état repose uniquement sur la perception du vert et du rouge.
Après : chaque date affiche également la mention « Disponible » ou « Complet ».
L’information devient compréhensible indépendamment de la couleur.
Un graphique de fréquentation
Avant : quatre courbes représentent quatre années et ne se distinguent que par leur couleur.
Après : chaque courbe possède une couleur et un style de trait différent. Les années sont également inscrites directement à proximité des courbes.
L’utilisateur dispose ainsi de plusieurs moyens pour identifier les données.
Un formulaire municipal
Avant : après validation, un champ incorrect devient rouge.
Après : le champ est signalé visuellement et un message indique : « Veuillez renseigner une adresse électronique valide. »
L’erreur est désormais identifiable sans devoir percevoir la couleur.
Qui doit utiliser cette check-list ?
Cette check-list ne concerne pas uniquement les designers ou les développeurs.
Les contributeurs éditoriaux sont directement concernés lorsqu’ils publient des actualités, des contenus pratiques, des tableaux, des images ou des documents.
Les équipes communication et les community managers doivent également intégrer ces réflexes lorsqu’ils produisent des infographies ou adaptent des contenus pour les réseaux sociaux.
Pour les destinations touristiques, le contrôle prend une importance particulière en raison de l’utilisation fréquente de cartes, pictogrammes, agendas, fiches d’activités et systèmes de classement visuel.
Les chefs de projet et référents accessibilité peuvent enfin intégrer cette check-list dans leurs procédures de recette ou de sensibilisation. Elle constitue un support simple pour faire évoluer progressivement les pratiques sans transformer chaque publication en audit complet.
Ce que cette check-list permet de vérifier… et ce qu’elle ne permet pas
Une check-list de contributeur est avant tout un outil de prévention.
Elle permet de détecter rapidement des usages problématiques de la couleur et de réduire les risques de créer de nouvelles barrières au fil des publications.
Elle ne permet en revanche pas de conclure qu’une page ou qu’un site est conforme au RGAA.
La conformité nécessite l’application du référentiel dans son ensemble et concerne de nombreux autres sujets : structure des contenus, images, formulaires, navigation clavier, scripts, tableaux, médias, liens ou encore compatibilité avec les technologies d’assistance.
Un test en niveaux de gris ou un simulateur de daltonisme ne remplace donc pas davantage un audit.
Cette distinction est importante : la check-list améliore les pratiques quotidiennes ; l’audit mesure la conformité.
Les deux approches sont complémentaires.
Comment intégrer la check-list au workflow éditorial ?
Une bonne pratique n’a réellement d’effet que lorsqu’elle devient une habitude.
Le contrôle du daltonisme peut être intégré très simplement dans le processus de contribution :
Rédaction → mise en forme → contrôle des couleurs → prévisualisation → publication.
Dans WordPress, il est possible d’intégrer ces règles directement à une charte éditoriale ou à une documentation interne destinée aux contributeurs.
Dans un outil de gestion de projet, le contrôle peut devenir une étape de validation associée aux contenus comportant des graphiques, cartes ou infographies.
La même logique peut être appliquée lors de la création d’un design system. Un composant « statut », par exemple, devrait imposer systématiquement un libellé en complément de sa couleur. Les contributeurs n’ont alors plus besoin de résoudre le problème à chaque publication : la bonne pratique est directement intégrée à l’outil.
C’est précisément cette industrialisation qui permet de maintenir l’accessibilité dans le temps.
Pour conclure : la couleur doit renforcer l’information, jamais la porter seule
Rendre un contenu accessible aux personnes daltoniennes ne signifie pas supprimer les couleurs ni appauvrir l’identité graphique d’un site.
L’objectif est beaucoup plus simple : éviter qu’un utilisateur soit obligé de distinguer une couleur pour accéder à une information.
Texte, libellé, forme, symbole, motif ou type de trait permettent généralement de résoudre le problème sans remettre en cause le design.
Pour les collectivités et les destinations touristiques, intégrer ces dix contrôles au processus de publication représente donc une action simple, peu coûteuse et immédiatement applicable.
L’accessibilité numérique se construit aussi de cette manière : non pas uniquement lors d’un audit ou d’une refonte, mais dans chaque contenu publié au quotidien.
Si les contributeurs créent régulièrement des cartes, graphiques, documents ou contenus complexes, une formation ciblée ou un audit des pratiques éditoriales permet d’identifier les erreurs récurrentes et de transformer ces bonnes pratiques en règles durables.
FAQ
Qu’est-ce que le daltonisme ?
Le daltonisme désigne plusieurs déficiences de la perception des couleurs. Certaines affectent principalement la distinction entre le rouge et le vert, d’autres concernent davantage le bleu et le jaune. Pour l’accessibilité web, l’enjeu consiste surtout à ne jamais rendre une information dépendante de la capacité à distinguer certaines couleurs.
Comment savoir si un site est accessible aux personnes daltoniennes ?
Un premier contrôle consiste à vérifier que les informations restent compréhensibles sans couleur : états, graphiques, cartes, liens, erreurs ou pictogrammes doivent disposer d’autres signes distinctifs. Des simulateurs peuvent aider à détecter certaines difficultés, mais seul un contrôle méthodique des critères d’accessibilité permet d’évaluer réellement la conformité.
Peut-on utiliser du rouge et du vert sur un site accessible ?
Oui. Le rouge et le vert ne sont pas interdits. Le problème apparaît lorsque leur distinction constitue le seul moyen de comprendre une information. Un statut peut donc parfaitement utiliser du vert pour « Disponible » et du rouge pour « Complet », à condition que les libellés restent visibles et compréhensibles indépendamment des couleurs.
Peut-on utiliser une couleur pour transmettre une information ?
Oui, mais la couleur ne doit pas constituer le seul moyen visuel de transmettre cette information. Les WCAG et le RGAA demandent qu’un autre indice permette de comprendre le contenu : texte, symbole, motif, forme ou autre caractéristique visuelle.
Comment rendre un graphique accessible aux personnes daltoniennes ?
Il faut éviter de différencier les données uniquement par leurs couleurs. Il est préférable de combiner plusieurs moyens : libellés directement associés aux données, styles de traits, formes, motifs et, lorsque cela est pertinent, tableau présentant les valeurs. Les couleurs peuvent alors continuer à faciliter la lecture sans être indispensables.
Comment vérifier rapidement les couleurs d’une page web ?
Un affichage temporaire en niveaux de gris permet déjà d’identifier de nombreux contenus reposant exclusivement sur la couleur. Des simulateurs de déficience de perception des couleurs et des outils de mesure du contraste peuvent compléter ce contrôle. Ces outils doivent toutefois être considérés comme des aides et non comme une validation de conformité RGAA.
Un simulateur de daltonisme permet-il de vérifier la conformité RGAA ?
Non. Un simulateur permet de sensibiliser les équipes et de repérer certaines combinaisons de couleurs potentiellement problématiques. Il ne teste cependant qu’une partie très limitée des exigences d’accessibilité. Un contrôle de conformité nécessite l’application de la méthodologie du RGAA et des tests correspondant aux différents critères du référentiel.





